Maroc, Tunisie, Algérie
Maroc, Tunisie, Algérie : l'intégration dans la construction euroméditerranéenne
Au cours de la dernière décennie, le Maroc s'est engagé dans un ambitieux programme de réformes structurelles dans plusieurs domaines axées sur la libéralisation de l'économie et l'amélioration de la compétitivité des entreprises. Grâce à ces récentes réformes, le Maroc a accompli des avancées significatives en matière de démocratisation de la vie publique, d'éducation et de santé, et de renforcement des infrastructures, concourant ainsi à consolider la stabilité sociale et politique du pays.
Outre cette batterie de réformes structurelles, le pays dispose d'atouts importants pour attirer l'attention des investisseurs : l'importance des ressources naturelles, les revenus du tourisme, la donne démographique, le faible coût et la qualité de la main-d'œuvre, assurant le dynamisme de l'économie.
La Tunisie a opté très tôt pour le développement d'une économie de marché, ainsi que pour une intégration progressive dans l'économie mondiale. Cette politique économique a permis d'améliorer la capacité d'adaptation du secteur privé, de diversifier sa base industrielle et de mieux contenir le coût social de l'ajustement, nécessaire pour garantir la stabilité politique et sociale. Dans ce contexte, la Tunisie a été le premier pays à signer, en 1995, un accord de libre-échange avec l'Union Européenne dans le cadre de l'initiative Euromed.
la Loi de Finances 2007 ainsi qu'un ensemble de mesures en faveur de l'innovation technologique et de la compétitivité économique dessinent en outre un terrain très favorable pour les PME.
Culturellement parlant, l'Algérie est une terre d'accueil de premier choix pour les entreprises françaises. Les liens historiques liant ce pays à la France et son ouverture que le monde en ont fait un marché accueillant et dynamique.
Au delà des aspects culturels, l'Algérie c'est aussi un marché émergent de plus de 35 millions de consommateurs, dont émane des besoins important dans des secteurs aussi divers que l'automobile, la mécanique, le BTP, l'agroalimentaire, la pharmacie ainsi que certains secteurs de la biotechnologie.
En 2009, l'Algérie a enregistré 41 milliards de dollars d'importation. Un chiffre qui ne devrait pas en rester là si l'on prend en compte sa future adhésion à l'OMC, et l'entrée en vigueur de l'accord d'association avec l'Union Européenne.
Se rajoutant aux besoins croissants de ce pays, on note également que certains potentiels restent encore largement inexploités. C'est le cas du secteur agricole, mais aussi des secteurs relatifs aux ressources halieutiques du pays. Le secteur touristique est pour sa part en pleine croissance, et représente également un fort potentiel à exploiter en Algérie. Enfin, on notera le dynamisme du secteur des services offshores, venant avec son lot de cadres formés.
La politique de réformes structurelles menée depuis le début des années 90 a clairement démontré la volonté du gouvernement algérien de passer d'un système économique centralisé à une économie de marché. Le pays a aussi su tirer profit de ses ressources énergétiques afin de moderniser ses infrastructures et de renforcer la compétitivité de son économie et du tissu industriel.
Enfin, on compte dans le pays plus de 100 entreprises publiques ouvertes à la privatisation et aux partenariats publics/privés.
Autant d'atouts donc qui encourageront les entreprises françaises à s'intéresser davantage à l'Algérie, qui offre un marché en plein développement et qui recèle de potentiels encore inexplorés. Les promesses de croissance et de partenariats équilibrés en Algérie représentent indubitablement un débouché stratégique de grande proximité pour les entreprises françaises. Gardons toutefois à l'esprit qu'en matière de développement à l'international, et malgré certains atouts évidents, le marché algérien n'en reste pas moins un marché complexe, qu'il faudra aborder avec patience et persévérance, tout en s'appuyant sur des partenaires locaux de qualité.
Comme tous les pays de la zone MENA, ces pays bénéficient de la proximité politique, économique et financière de l'Union Européenne, formalisée au sein de l'Union pour la Méditerranée. Pour les entreprises européennes, les opportunités économiques y sont donc nombreuses, mais elles nécessitent un investissement humain et affectif préalable avant de s'engager dans une stratégie d'ordre purement commerciale, même si les pratiques réglementaires et institutionnelles y sont proches de nos modes de pensées.
Notre expertise de la zone MENA
- José BOUDEY est un expert international depuis 1992. Spécialisé dans les projets de coopération, José BOUDEY jouit d'un réseau économique et politique diversifié, principalement dans les pays d'Afrique du Nord et au sein des différentes organisations internationales pour lesquelles il a travaillé (PNUD, FAO, AFD, IFC, BEI...).
- Ses domaines de compétences couvrent entre autres le commerce international, les Affaires Internationales et le lobbying, les Affaires Publiques et le droit international.
- Son expertise sectorielle porte plus particulièrement sur les sciences de la vie : biotechnologie, biosécurité, agri business, pharmacie, chimie... Elle est un atout précieux pour les entreprises de ce secteur qui aspirent à l'international.
