Deux nouvelles initiatives en faveur de l'export.
26 juillet 2010 par International Business Action
Christine LAGARDE, ministre de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi, et Anne-Marie IDRAC, secrétaire d’État chargée du Commerce extérieur, ont annoncé la semaine dernière dans un communiqué le lancement de deux initiatives visant à favoriser le développement des entreprises françaises à l’étranger, notamment en améliorant l’efficacité du dispositif public d’appui au commerce extérieur.
La première initiative concerne Ubifrance. Déjà présente dans 44 pays, l’agence spécialisée dans l’aide au développement international des PME souhaite étendre son champ d’action et couvrir ainsi 19 pays de plus, grâce à l’ouverture de représentations sur place ou en s’appuyant sur la présence de correspondants locaux. Entre janvier 2011 et janvier 2012, les pays suivants feront à leur tour partie de la zone de couverture Ubifrance : l’Argentine, le Chili, l’Angola, la Bulgarie, la Colombie, le Gabon, l’Ile Maurice, le Kazakhstan, le Koweït, le Liban, la Libye, la Lituanie, la Nouvelle-Zélande, Oman, les Philippines, le Qatar, le Sénégal, la Slovaquie et la Slovénie.
Ubifrance bénéficiera alors du transfert de nouveaux moyens budgétaires, humains et matériels nécessaires à la réalisation de telles ambitions et à permettre aux PME exportatrices françaises de mieux tirer parti des opportunités associées à la croissance observée dans les pays émergents.
La seconde initiative, quant à elle, s’articulera autour des grandes entreprises, encouragées par C. Lagarde et AM Idrac à faire des propositions concrètes autour de quatre priorités :
Adapter la notion de grand contrat pour tenir compte notamment de la multiplication des partenariats entre entreprises françaises et étrangères ;
Améliorer et diversifier les instruments de financement, en développant en particulier la coopération entre assureurs-crédit publics ;
Faire mieux respecter les normes internationales et promouvoir le principe de réciprocité, notamment en matière environnementale, sociale ou de lutte contre la corruption, pour mettre en valeur la qualité de l’offre française et mettre nos entreprises et leurs concurrents sur un pied d’égalité ;
Renforcer le dialogue et la coordination stratégique entre l’État et les grandes entreprises en amont des négociations de grands contrats internationaux.
C’est lors d’un prochain séminaire de travail prévu à Bercy pour novembre 2010 que les concernés pourront faire part de leurs idées.
