Restant de l'Amérique Latine

L’Amérique latine : terre de contrastes économiques et politiques

Alors qu'on espérait un découplage, la crise états-unienne s'est propagée au sous-continent. Non pas par le mécanisme des marchés financiers, mais par la chute des exportations, la diminution des remesas (transferts des travailleurs émigrés), et la baisse des investissements directs étrangers.

L'Amérique latine est une réalité multiple : face à ce choc, elle dispose de leviers d'action inégaux selon les pays. Ils dépendent en effet :

  • du niveau de corrélation avec l'économie américaine (il est relativement faible au Honduras ou au Costa Rica)
  • de paramètres économiques que sont le déficit budgétaire, les réserves en devises, le taux d'inflation (ce dernier étant encore mal maîtrisé dans des pays comme le Nicaragua...)
  • de la résistance du tissu social, que conditionnent l'éducation, la santé, la pauvreté
  • de la légitimité du pouvoir politique : cela va de démocraties avérées à des dictatures militaires ou des régimes populistes, certains pays restant fragilisés par des guérillas ou la menace de putschs
  • enfin, de l'ampleur de l'économie illégale et souterraine (cartels de la drogue).

Les perspectives 2010 sont globalement optimistes pour cette zone qui est un formidable réservoir de croissance. Les investisseurs et exportateurs français y sont appréciés, bien que la concurrence soit rude. L'aide internationale, apportée par la BCIE (Banque Centraméricaine de Développement) ou la BID (Banque Interaméricaine de Développement), est conséquente et représente autant d'opportunités de financement des opérations.

 

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